Les étoiles filent le destin

Publié le par Le Masque aux Fissures

Allongé sur l'herbe brune de l'été, le corps en repos, je contemple les étoiles. Leur beauté parfaite, parmi l'infinité de l'univers, me laisse sans voix. Les observant, je me perds dans l'espoir d'entendre une douce et virginale mélopée, que seul viendrait troubler le lent et paisible écoulement de l'infinité céleste. Dans ce ballet de lumières, un éclair vient parfois déchirer l'atmosphère, une étincelle traversant mon regard. Cette étoile file, sans que quoi que ce soit ne puisse interrompre sa course effrénée.


Je ferme les yeux, désireux de garder cette image gravée dans mon esprit, mais une seconde vient s'y superposer. Toute résistance annihilée, je l'accueille avec émotion. Elle m'arrache une larme, puis une seconde, jusqu'à ce que, éternellement condamné à ce châtiment, je sombre, sanglotant et bercé par cette lumière divine, parfaite et si belle que je ne peux la conserver en moi sans l'abîmer.  J'aimerais la sublimer, l'orner de mots à faire rougir, mais je perçois ce moment comme la limite de cette puissance que je croyais supérieure : celle des mots. 

 

Il est des occasions où toutes les métaphores du monde, toutes les allégories de la littérature, ne suffisent plus à exprimer ce qu'un simple regard pourrait signifier. Les étoiles filantes sont les plus belles, les plus rares, et surtout celles qui disparaissent les premières, déposant, au milieu de l'émerveillement, les éclats d'une tristesse immuable.

Publié dans Un regard sur le Monde

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Zoé Pariselle 30/09/2010 22:12



Alexis bonsoir, juste un regard et un mot en passant pour te prouver que je ne t'oublie pas...


Je fais ma prof ou pas?


De vraiment beaux passages, je suis sincère, quelques choses à alléger un peu, peut-être, par exemple:"je tends à croire les entendre me parler"
.ça fait trop, ça s'empoule, ça s'écoute un peu. Ou alors au sens mathématique? tu tends vers l'infini? Mais il faut expliciter cela plus clairement,
alors.


De même, le doux tintement cristallin me semble un peu surjoué, moins personnel et plus topique que le reste. Je ne suis pas bien d'accord avec "opposer résistance"
et ne comprends pas pourquoi "à nouveau"? Ou alors, comme je n'ai lu qu'un texte j'ai raté un premier soir d'été.


Voilà, à mon sens ces trois point gènent la fluidité de l'ensemble.  Le reste fait vrai, ça, ça sent encore le bon élève, le masque, puisque tu sembles avoir
choisi ce symbole.  


Tout ceci pour te dire qu'il ne faut pas m'en vouloir d'être désagréable, c'est en plus sans doute un avis un peu personel, et je n'ai pas encore été recrutée comme
lecteur dans une grande maison ni même comme critique. Et comme dit l'autre, la critique est aisée, moi c'est pas demain la veille que je publie quoi que ce soit. Sans doute ai-je passé l'âge
suffisamment narcissique pour y songer...Donc, je te tire mon chapeau, et dès que j'en ai fini avec les modalisateurs et le passé simple, je reviens me venger sur tes textes.


Et puis, tu sais,  j'avais été inutilement moqueuse, dans le couloir, tu ne grandiloques pas du tout!


A bientôt



Le Masque aux Fissures 08/10/2010 18:01



Voilà, j'ai réussi.
Non sans mal, après m'être démené pendant de longues minutes avec ma connexion internet, je prends d'assaut mon pauvre ordinateur, qui n'avait rien demandé.


J'en profite pour vous remercier encore une fois d'avoir pris la peine de jeter un coup d'œil à mes quelques maigres écrits, je ne vous cache pas que cela me fait grand plaisir !


Au sujet des conseils que vous me donniez, je me suis efforcé de les suivre, et j'ai effectué quelques modifications sur mon texte... Bon, ça vaut ce que ça vaut, mais c'est toujours ça.


Encore merci, bon week-end, et à bientôt, au fin fond des catacombes minimoises !