Pour un garçon de paille...

Publié le par Le Masque aux Fissures

Ce n'est pas ce que j'ai pu écrire de plus recherché, de plus raffiné, et pourtant, cela vient du cœur...

 Aux prémisses d’un  jeune et lumineux printemps,

Alors que les oiseaux entonnaient mélodies,

Sort de cette Terre la Vie, qui bien longtemps

Attendit, durant tant de jours et tant de nuits.

 

Le regard perdu et naïf, un damoiseau

Dans toute sa jeunesse, semble le lointain

Scruter. Ne lui a-t-on dit que, le lendemain,

Il aurait à ses portes, une armée de faux ?

 

Mais ce n’est pas tant la peur, qui en lui règne.

« Ce quoi doit advenir, adviendra » se dit-il.

L’innocent ! Il ne connait encore la haine,

Tous ses dangers, et ce qu’ils ont de plus vil.

 

Apparut enfin au loin une triste armée,

« Des bataillons de gueux ? Nous les tirerons

Comme des oiseaux. Canailles ! Arrière, fripons ! »

Sur les remparts, de nombreux archers fort pressés.

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Au milieu de cette escadrille de laids outils,

S’épanouissait une chevelure éclatante.

C’était un tout jeune homme dépourvu d’armoiries,

Icelieu échu  par une fièvre imprudente.

 

On retrouvait un ange dans chacun de ses traits,

Et ses yeux brillaient d’une douceur farouche.

Le damoiseau observait déjà chaque fait

De ce si beau garçon qui maniait la bêche.

 

A nouveau perdu dans ses pensées, il en vint

A se dire : « Par le Seigneur, c’est un paysan !

Mais, Dieu ! Qu’il est remarquable ! Qu’il est charmant ! »

A ce moment les serfs envahirent le ravin.

 

Peu à peu, toute la demeure fut grouillante,

Et l’on vit, fuir les beaux et faux gentilhommes,

Courir dans les couloirs les femmes charmantes.

Certains y auraient ainsi vu une Sodome.

 

Mais le damoiseau était ailleurs, son regard

Avait perdu de vue le si blond paysan.

Il déambulait, guettant de ses yeux aimants

Et gardant l’espoir qu’il n’était pas trop tard.

 

Nul n’osait s’en prendre à lui tant cette flamme

Dont il était animé, dégageait autant

L’immense détresse venue de son âme

Mais aussi la neuve passion d’un jeune aimant.

 

Il n’eut pas à chercher longtemps, car une main

Vint se déposer sur son épaule, ferme

Et caresse à la fois. Levant ses alarmes,

Il se perdit longtemps dans ce regard d’airain.
 

Le paysan guida bien loin son damoiseau

Loin de la demeure, de cet ancien château.

Ils prirent la route des champs et de l’été,

Pour cultiver ensemble leur éternité.

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S. 13/04/2010 23:28



Euh, je sais pas trop ce qui me pousse à commenter, je fais généralement pas ça .
Mais le fait que tu écrives me plait bien, j'écris aussi et c'est franchement rare à notre époque, surtout en tant que garçons. Bref, ton texte est pas mal, mais un peu trivial, certaines rimes
sont attendues, le type "alexandrin" avec ses12 syllabes ne va pas avec la longueur du texte je trouve aussi .


Bref,


Continue-bien.



Le Masque aux Fissures 27/04/2010 20:15



Je dois avouer que la poésie n'est pas non plus mon fort, et je me sens assez souvent oppressé dans les règles qu'elle implique. Quoiqu'il en soit, merci pour ton passage et pour ton commentaire,
j'espère avoir le plaisir de te parler, qui sait.


Alexis.



Luca M. 21/03/2010 21:32


En lisant ce texte, je te retrouve. Merci Alexis ...


Le Masque aux Fissures 23/03/2010 16:51


Tu aurais certainement dû t'y ouvrir auparavant, Luca...